Avec un potentiel évalué à plusieurs dizaines de millions de têtes de bétail, le Mali est assurement un pays d’élevage par excelence. D’autant plus que la moitié de son Produit Interieur Brut dépend de cette activité dont vivent au moins deux maliens sur cinq. Eu égard à ce caractère fondamental du secteur dans la bataille pour le dévellopent et contre la pauvreté, préoccupations majeures de l’Etat du Mali aujourd’hui, on peut affirmer que l’élévage est un élement essentiel de la croissancce de l’économie malienne. Tant qu’il y est maintenu, au quotidien, le cap mis sur l’amélioration constante de la qualité des prestations pour maintenir l’exellence au service d’un meilleur developpement du Mali. On peut en juger par le laboratoire Central Vétérinaire, aui apparait aujourd’hui comme un symbole fort de la volonté politiaue et de l’engagement de l’Etat à assurer la santé animale au mieux de sauvegarder la santé humaine.
Doté d’un effectif de 150 personnes, toutes categories confondues, l’entreprise qui "attache une importance particulière à la formation et à l’épanouissement de son personnel",précise le Docteur TEMBELY, se caractérise aussi par l’importance d’un catalogue de produits issus de la recherche de la structure et qui comporte essentiellement des spécialités adaptées au marché local et à l’exportation et répondant aux besoins.
L’élevage est très important au Mali et contribue à près de 12% du PIB. Le laboratoire a une mission à caractère commercial pour la production et la commercialisation des vaccins vétérinaires. L’autre mission, qui est de service public contribue à l’éradication et au contrôle des maladies prioritaires animales à travers la recherche en santé publique. Une autre mission de service public consiste à assurer le dépistage des zoonoses. Les zoonoses sont des maladies communes à l’homme et aux animaux. Nous avons également la responsabilité de procéder à l’analyse microbiologique des aliments, des eaux et des boissons. Le contrôle de qualité des aliments est devenu une priorité de pays. Les consommateurs deviennent de plus en plus exigeants par rapport à la qualité. Le laboratoire analyse les résidus de pesticides dans les végétaux, les sols et eaux. Les pesticides sont de plus en plus utilisés en agriculture. Pour l’exportation des produits, il existe des normes internationales qui doivent être respecter notamment l’analyse des residus de pesticides sur les végétaux, les legumes consommés au Mali et ceux destinés à l’exportation. Nous contribuons également à la formation des agents techniques de l’elevage, à la formation des étudiants en thèse et au recyclage des agents de terrain.
Nos actions par rapport à la lutte contre la pauvreté s’inscrivent dans la cadre général des missions assignées au Ministère de l’Elevage et de la Pêche. Ainsi les vaccins que nous produisons sont destinés à protéger les animaux contre les grandes maladies prioritaires. « Quant un animal se porte bien, cela suppose une bonne alimentation pour la population ». L’élevage joue aujourd’hui un rôle capital dans le monde rural malien. Donc, il faut protéger le cheptel. Nous produisons des vaccins qui sont utilisés pour prévenir les maladies. Le dépistage des zoonoses contribue à la santé publique. Somme toute, une contribution d’autant plus notoire dans la lutte contre la pauvreté que le Laboratoire Central Vétérinaire est perçu comme une banque par les éleveurs. »
Le Laboratoire Central Vétérinaire a réussi l’approbation et la mise en application du contrat-plan proposé par sa Direction. Il a aussi effectué des grands travaux pour la réhabilitation de ses locaux et la construction d’une Nouvelle Unité de Toxicologie et de Contrôle de Qualité grâce à l’appui de l’U S A I D. Aujourd’hui, il a comme vision que ce laboratoire de toxicologie serve de Laboratoire de référence pour le Mali et la sous-région.